Dans les années 60-70, Léon Alalouf était le guérisseur le plus célèbre de France. Dans ses deux cabinets de Paris et de Toulouse, on se pressait comme à un pélerinage. Depuis le début de sa carrière de guérisseur, Alalouf aurait traité près de cinq millions de personnes. En 1967, il en traita plus de 65 000. À la même année, il possédait déjà 327 000 attestations de guérisons (mais ceux qu'il a guéris ne lui ont pas tous envoyé de témoignages écrits).

Ses clients appartenaient à toutes les couches sociales et provenaient de tous les points du globe. Il a soigné des rois, des chefs d'État, des ministres, des princes, des prélats appartenant au haut clergé, des artistes et des gens de la rue. Gandhi passa huit jours chez lui en 1932: «Vous avez, lui déclara-t-il, un étonnant pouvoir de revitaliser les corps déficients, un pouvoir nettement supérieur au mien.» Il a toujours refusé l'offre du Brésil ou des États-Unis d'aller s'installer en Amérique.


Ses difficultés avec l'ordre des médecins ont débuté en 1934 et se sont terminées par un non-lieu en 1966, alors que les juges, embarrassés par la multitude de témoignages en sa faveur venant de tous les milieux, renoncèrent à se prononcer sur le fond de l'affaire et relaxèrent le prévenu. Lors de ses procès antérieurs, il n'a jamais été condamné pour escroquerie, mais «pour avoir exercé l'art médical par l'utilisation de son fluide vital.»!

Il étudia l'électrotechnique et reçut son diplôme d'ingénieur en 1926. Il s'engagea à la Croix Rouge française. Durant la deuxième guerre mondiale, il totalisa vingt-sept blessures et, posté au 2e bureau, il y exerça ses dons de voyance, aussi surprenants que ses dons de guérisseur. Il fut cité à l'ordre du jour pour ses détections, sur plans, des sous-marins allemands. À l'armistice, il entra dans la Résistance, où on lui confia des missions dangereuses. C'est lors d'une de ces dernières qu'il fut arrêté sur la frontière d'Espagne par la Gestapo. Questionné et torturé, il sut garder le silence. On le mit alors dans un convoi de déportation d'où il s'évada pour retourner dans la Résistance.


Après la guerre, il oouvre un bureau de massothérapie à Toulouse et à Paris. À ces deux endroits, il reçoit alors constamment des centaines et des milliers de malades qui ont recours à ses dons.


Crise de rhumatisme généralisé
«Ma femme, écrit M.L.C., a été atteinte, il y a trois ans, vers la soixantaine, d'une crise de rhumatisme généralisé qui la faisait horriblement souffrir et qui amena peu après une impotence à peu près complète, Ma pauvre malade ne pouvait remuer que l'avant-bras gauche. Les autres membres restaient inertes. Il fallait l'alimenter comme un enfant. les médicaments prescrits et les soins donnés par deux sommités médicales se révélaient impuissants et le mal progressait. J'étais désespéré. Mon fils, docteur médecin, assistait découragé au progrès de cette maladie qu'il considérait comme incurable, après l'échec du traitement de ses très savants confrères.


«En désespoir de cause et décidé de tout tenter, même l'impossible, pour soulager ma chère malade, je suis entré en relation avec M. Alalouf, dont on disait merveille. Mon fils, qui exerce dans un département du Centre, poussé par un scrupule parfaitement explicable d'ordre professionnel, m'a laissé la responsabilité de cette démarche, qu'il n'a voulu ni conseiller, ni désapprouver. Et c'est ainsi que j'ai conduit M. Alalouf au chevet de la pauvre infirme.


«Par l'imposition des mains, sans toucher le corps et sur les vêtements, il a peu à peu diminué la rigidité des articulations, en commençant par la nuque, les épaules, puis les mains, les genoux et les pieds, dont la déformation faisait peine à voir. De nombreuses séances ont été nécessaires, d'abord deux par semaine, puis une par quinzaine.


«Petit à petit, la souffrance et l'insomnie ont disparu, les membres ont retrouvé leur souplesse et leur vigueur, et, aujourd'hui, ma chère malade va et vient dans la maison, s'occupe de son intérieur, tricote pour ses petits-fils et fait sa correspondance comme autrefois, alors qu'avant l'intervention de M. Alalouf, elle ne pouvait porter les aliments à la bouche ni tenir un crochet ou un porte-plume.


«Le fluide de M. Alalouf a agi sur elle comme un véritable médicament. J'expose tout cela en toute objectivité, ne cherchant ni à expliquer, ni à commenter la cause et les phases de la guérison. Je constate simplement le résultat. Il est des plus réconfortant et M. Alalouf mérite d'en être hautement remercié.»


N.B. Coïncidence curieuse: Maître Philippe de Lyon est décédé le 2 août 1905 et Léon Alalouf est né le 25 décembre 1905. Tous deux ont pratiqué des guérisons dans le sud de la France. S'agit-il d'un cas de réincarnation d'une même entité? 

http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/08/1326388-alalouf-guerisseur-aux-mains-d-argent.html