troubles psychosomatiques

Les troubles psychosomatiques sont caractérisées par des symptômes physiques qui affectent un organe ou un système physiologique et dont les causes sont essentiellement émotionnelles. Un traumatisme psychologique (décès, divorce, séparation, accident, perte d’emploi…) peut provoquer la chute brutale nos défenses naturelles et provoquer une affection.

Il existe un réel lien entre le système nerveux et le système immunitaire, les troubles psychosomatiques en sont la preuve : lorsque le mental subit des coups durs, le physique le fait ressentir. Si le stimulus extérieur est bref, le corps se rétablit seul. Au contraire, si son intensité est forte, répétées et de longue durée, les défenses immunitaires diminuent, ce qui expose alors le corps aux affections.
Georg Groddeck (1866-1934) fut un des premiers psychiatres allemands à travailler sur les maladies psychosomatiques.

Quels sont les principaux symptômes ?

La première maladie considérée comme ayant une origine psychosomatique fut l’ulcère de l’estomac. Généralement, les troubles gastro-intestinaux constituent les maladies psychosomatiques les plus fréquentes.
Il a aussi été avéré que les maladies du derme, si elles ne sont pas liées à une affection ou un virus, auraient une origine psychique. Le psoriasis, les verrues, l’herpès, la transpiration excessive, la couperose, les dartres, les aphtes apparaissent lors de contrariétés et d’émotivité.

Ces affections concernent aussi les enfants : le nourrisson, incapable de parler de son mal-être, va exprimer sa détresse d’une autre façon avec l’eczéma, l’insomnie, le dérèglement du sommeil, les vomissements, l’asthme, les retards de croissance… Ces symptômes ne sont néanmoins pas systématiquement signe d’un déséquilibre psychique de l’enfant.

Un mauvais état psychologique peut également entraîner la perte de la libido.

L’évolution de certains cancers serait attribuable aux dérèglements psychiques. Le savant américain Lawrence Le Shan a déterminé qu’une solitude brutale, un traumatisme émotif violent ou un état psychologique désespéré pouvaient intervenir sur la morbidité cancéreuse.

La boulimie et l’anorexie, l’alcoolisme, l’obésité et les maladies cardio-vasculaires liées à une consommation excessive de certains aliments gras ou sucrés… sont les principaux exemples de déséquilibres de l’alimentation qui peuvent également survenir suite à une forte affectivité.
L’hypertension artérielle et les migraines sont également des symptômes de ces maladies.
Et ce n’est pas terminé, d’autres symptômes peuvent révéler des maladies psychosomatiques.

Qui est atteint ?

Les femmes sont plus atteintes par les troubles psychosomatiques que les hommes. On estime que 38 % des femmes et 26 % des hommes sont touchés par une maladie de ce type à un moment de leur vie. Nous remarquons également que les personnes atteintes sont des gens dont les besoins essentiels ne sont pas satisfaits.

Comment soigner les maladies psychosomatiques ?

Soit par la prise de médicaments appropriés aux symptômes physiques.
Soit par psychothérapies (de soutien, comportemental, analytique…) qui sont essentielles pour atténuer les symptômes, aider la personne à sortir de la somatisation éventuelle de son trouble et lui apprendre à mieux affronter les situations stressantes.

Ou encore par des thérapies alternatives : homéopathie, l’herboristerie, l’acupuncture, régimes, méditation...
L’important est que les émotions redeviennent positives.

Qui sont les agresseurs et quels sont les moyens de prévention ?

On distingue des agresseurs physiques et mentaux. Dans les causes de stress physique on retrouve : la dépense physique intense, la lumière, les bruits, les hautes et basses températures, les maladies et souffrances, une mauvaise hygiène de vie et une alimentation déséquilibrée. Alors que les stress mentaux sont d’origine professionnelle, familiale, sociale, personnelle.

Développer les loisirs, faire des exercices de relaxation, pratiquer un sport ou une activité physique régulière, avoir une alimentation équilibrée, bien dormir… est donc un moyen efficace de gérer son stress et d’éviter de développer une maladie psychosomatique.


« J’en ai plein le dos », « j’ai des pieds de plomb »... : les expressions...

J’en ai plein le dos, j’ai des pieds de plomb, sont des expressions que l’on retrouve chez la personne déprimée, dépassée par la vie, les évènements. Lors d’une maladie psychosomatique, le corps fait passer les souffrances psychologiques en douleurs physiques !

Voici un témoignage :

« Le 1er janvier, à 6 h du matin, le téléphone a sonné. C’était une personne qui m’a fait beaucoup de mal. Des choses graves. Elle voulait nous souhaiter une bonne année ! J’ai attrapé le téléphone et dit à l’autre folle de se carrer ses vœux où je pense et j’ai raccroché ! Trois minutes plus tard, je ne pouvais plus bouger... Douleur horrible dans le dos, jambes bloquées...
Diagnostic : Sciatique semi-paralysante. Le médecin a cru que j’avais déplacé une armoire normande toute seule. Il m’a fallu plus de deux semaines pour pouvoir commencer à remarcher normalement.
En fait mon corps me disait : “j’en ai plein le dos” ! »

Plus de la moitié des cas traités par les médecins sont des maladies psychosomatiques. La majorité des maladies semblent s’aggraver par des émotions négatives.


L’influence du psychisme sur le corps :

La personne qui s’estime réellement malade physiquement accepte difficilement l’idée que « tout est dans sa tête ». Mais en fait le terme « psychosomatique » est plus subtil que cela. Il vient du grec « psukhé » qui signifie « esprit » et « soma » qui veulent dire « corps ». Une maladie psychosomatique se caractérise par le fait que les symptômes physiques sont principalement liés à des facteurs d’ordre psychique (angoisse, stress, détresse morale...), en l’absence toutefois de symptôme de maladie mentale. « Avant l’apparition du langage, les premières émotions du bébé sont exprimées de manière viscérale et organique. » Explique le psychosomaticien jean Benjamin Stora. « Ce premier niveau d’organisation subsiste toute notre vie. Psychisme, états mentaux et états organiques sont fortement corrélés. » On connaît aujourd’hui plusieurs maladies, dont le déclenchement peut-être au moins en partie favorisé par un facteur psychologique. Ce sont en particulier l’asthme d’angoisse, les ulcères, l’eczéma et autres affections cutanées, certaines maladies du nourrisson. Mais on parle désormais plus volontiers de malades psychosomatiques. Dans des situations d’angoisse ou de stress, le psychisme peut se désorganiser et donner lieu non à des symptômes névrotiques « psy », mais à un processus de somatisation induisant des symptômes physiques. « Si une personne vit de très fortes pressions, elle risque d’être débordée par ces tensions, surtout si elle n’arrive pas à les exprimer. » Poursuit Jean Benjamin Stora « En effet, les défenses mentales n’arrivent plus à contenir ces tensions. Les défenses du corps prennent la relève et les somatisations surviennent. »


Comment traiter les malades psychosomatiques ?

Les premières études conduites sur ce sujet ont eu lieu aux États-Unis à l’initiative de compagnies d’assurance, et ont abouti à la naissance puis au développement de la médecine psychosomatique, qui mettent en jeu des traitements médicamenteux associés à des psychothérapies de type psychanalytique.
En France, cette discipline n’est pas enseignée en faculté, et la seule structure de psychosomatique dont les traitements sont pris en charge par la sécurité sociale est l’hôpital Pierre Marty, à Paris, qui reçoit 200 à 250 demandes de consultations par an. Des séances de psychothérapie psychanalytique y sont assurées. Les psychosomaticiens sont des psychologues cliniciens, des psychiatres ou des psychanalystes... qui tentent de redonner certaines capacités au psychisme du patient. Notamment de mieux réguler l’angoisse, les tensions et de parvenir à l’équilibre existant avant le processus de somatisation. « Dans l’enfance, le corps réagit émotionnellement à ce qui peut nous arriver. C’est ainsi que certains organes, certaines fonctions vitales deviennent des lieux privilégiés de futures somatisations. » Explique Jean Benjamin Stora « Par les thérapies corporelles, le psychosomaticien permet au patient de se réapproprier l’image de son corps. Il est aussi important de parler, jusqu’au moment où les défenses mentales reprennent et le corps pourra être mieux soigné. » Un travail bénéfique également pour soutenir le patient lors de maladies lourdes telles que le cancer. On connaît encore mal ses rapports avec le psychisme, mais on a observé les conséquences néfastes d’un effondrement psychologique survenant au cours de cette maladie.


Les maladies psychosomatiques

Les maladies psychosomatiques se caractérisent par des symptômes physiques qui affectent un organe ou un système physiologique et dont les causes sont principalement émotionnelles. La maladie se fait l’écho d’un état d’angoisse ou de détresse morale. En clair, un choc psychologique (décès, divorce, séparation, accident, perte d’emploi…) est à même d’effondrer nos défenses naturelles et de déclencher une affection. 

Les maladies psychosomatiques illustrent le lien qui existe entre le système nerveux et le système immunitaire. Lorsque le moral est soumis à rude épreuve, le physique ne tarde pas à montrer des signaux de détresse. Les raisons sont aujourd’hui connues : sous l’effet du stress, l’organisme produit des hormones corticoïdes qui abaissent les défenses immunitaires. Si le stimulus extérieur est de courte durée, l’organisme rétablit les choses de lui-même. Par contre, si son intensité est forte, répétitive et de longue durée, les défenses immunitaires s’abaissent, ce qui expose immanquablement aux affections. Gardons-nous néanmoins des généralités : chaque individu va réagir à sa façon, suivant sa capacité à gérer son stress et à canaliser ses angoisses.

Les troubles physiques qui apparaissent se localisent en général au niveau le plus sensible de notre organisme.

Les maladies psychosomatiques représenteraient plus de la moitié des cas traités par les médecins et on estime que 90 % de toutes les maladies sont aggravées par des émotions négatives.

Quels sont les principaux symptômes ?

L’ulcère de l’estomac a été la première maladie considérée comme ayant une origine psychosomatique. D’une manière générale, les troubles gastro-intestinaux constituent les maladies psychosomatiques les plus fréquentes : le foie, les intestins, le côlon sont en effet les organes cibles des névroses.

Il a été également établi que les maladies de peau, si elles ne sont pas liées à une affection ou un virus, auraient une origine psychique. Le psoriasis, qui touche 2 % de la population française, les verrues, l’herpès, la transpiration excessive, la couperose, les dartres, les aphtes apparaissent lors de contrariétés et d’émotivité.


La perte de la libido peut également trouver son explication dans un état psychologique néfaste.

L’évolution de certains cancers serait, d’après certains scientifiques, attribuable aux dérèglements psychiques. Le savant américain Lawrence Le Shan a déterminé qu’une solitude brutale, un choc émotif violent ou un état psychologique désespéré pouvaient intervenir sur la morbidité cancéreuse.

Une forte émotivité peut par ailleurs aboutir à des déséquilibres de l’alimentation. La boulimie et l’anorexie en sont les principaux exemples avec l’alcoolisme, l’obésité et les maladies cardio-vasculaires liées à une consommation excessive de certains aliments gras ou sucrés…

L’hypertension artérielle et les migraines se retrouvent également au nombre des symptômes présentés lors de dérèglements émotifs.

Cette liste n’est pas exhaustive, d’autres symptômes pouvant être révélateurs de maladies psychosomatiques.

Le malade de l’imaginaire

Les relations entre le psychisme et la maladie sont complexes et la psychosomatique est longtemps restée l’apanage des médecines parallèles. Aujourd’hui la médecine officielle s’y intéresse de plus en plus.

Jusqu’à quel point notre psychisme peut-il influencer notre corps et y imprimer les stigmates de la maladie ? Depuis qu’au XIXe siècle, le psychiatre allemand Heinroth créa le terme « psychosomatique », du grec psyukhê — âme — et soma — corps —, pour qualifier le pouvoir exercé par l’esprit sur l’évolution des maladies, cette idée est âprement débattue.

Quand l’esprit parle au corps

Pourtant, nul ne conteste aujourd’hui les influences réciproques qui unissent le corps et l’esprit. On sait bien qu’un état de mal-être psychique peut s’exprimer par des symptômes dits « fonctionnels », tels que douleur ou gêne physique, qui s’évanouissent dès que la souffrance psychologique disparaît.

Cette « somatisation » est fréquente, comme est fréquent le fait d’accorder une importance démesurée à des symptômes qui, chez d’autres, passeraient inaperçus. La définition des maladies psychosomatiques va au-delà puisque sont dîtes psychosomatiques les affections « organiques » (s’accompagnant d’anomalies des tissus ou des organes) étroitement liées à des facteurs psychologiques.

Le rôle que peuvent jouer les émotions, les conflits psychologiques en tant que facteur déclenchant est bien connu. Ainsi, le stress est souvent l’étincelle qui déclenche les crises d’épilepsie, affection qui n’a rien de psychologique. Les avis sont plus partagés quant à la participation du psychisme au mécanisme intime des maladies. L’asthme, l’eczéma et de nombreuses autres affections cutanées font partie des pathologies volontiers qualifiées de psychosomatiques. L’interprétation de ces maladies est parfois poussée très loin, comme dans le cas de l’eczéma du nourrisson, attribué à une carence affective qui conduirait l’enfant à exprimer par sa peau son besoin de caresse. Il faut toutefois garder une certaine prudence. L’ulcère gastrique était un exemple type de maladie psychosomatique. La découverte de la responsabilité d’une bactérie et de l’efficacité d’un traitement antibiotique relègue évidemment l’abord psychique, à une place plus marginale.

Peines de cœur et peines de tête

Plus généralement on peut dire que toute maladie retentit sur le cerveau et réciproquement. Comment ne pas se sentir déprimé et obsédé par la maladie lorsque l’on souffre de symptômes chroniques ou que l’on sait son avenir en suspens ?

Récemment, plusieurs études ont montré ainsi qu’après un infarctus, un tiers des malades manifestent des symptômes dépressifs. En retour, la présence de la dépression semble accroître considérablement le risque de décès dans les mois qui suivent l’infarctus. Auparavant, ce retentissement psychologique de la maladie était purement et simplement ignoré. Aujourd’hui, les cardiologues s’interrogent sérieusement sur l’intérêt d’un traitement antidépresseur, pour soulager le malade, mais aussi pour améliorer le pronostic de l’infarctus. Cette tendance à inclure la sphère psychiatrique dans la prise en charge thérapeutique pourrait s’étendre à bien d’autres maladies, comme le cancer.

Maladies ou malades psychosomatiques ?

On parle beaucoup des maladies psychosomatiques. Mais existent-elles vraiment ? Le point avec Claude Smadja, médecin-chef de l’Hôpital Pierre Marty, à l’Institut de Psychosomatique de Paris.

Dr Claude Smadja : Dans les années 50, la psychosomatique s’est centrée sur les maladies. On a remarqué que certaines plus que d’autres étaient fortement liées à des situations de personnalité psychique, comme l’ulcère, l’eczéma, l’asthme, et éventuellement l’hypertension artérielle. Mais on a réalisé par la suite que toutes les maladies avaient des facteurs psychiques. C’est pourquoi on est passé de la notion de maladie psychosomatique à la notion de malades psychosomatiques. Le sujet a un appareil psychique qui, idéalement, doit être capable de réguler les tensions constantes, plus ou moins importantes, qu’il ressent au cours de sa vie. Lorsque les tensions ou l’angoisse sont envahissantes, l’appareil psychique n’est plus en mesure de rétablir l’équilibre, il se désorganise et cela donne la voie à un processus de somatisation. Dans cette situation et dans le cas d’un ulcère ou un psoriasis par exemple, une crise ou une poussée pourront notablement être aggravées.

Y a-t-il une structure particulière de la personnalité d’un malade psychosomatique ?

Dr Claude Smadja : Pas spécialement, car tout le monde peut tomber malade, quelle que soit sa personnalité. Un sujet a une organisation psychique qui est, dans les meilleures conditions, assez stable. Mais les aléas de sa vie intérieure et des événements extérieurs apportent constamment une évolution, des changements, des déséquilibres de son organisation psychique de base. À certains moments, ces déséquilibres l’amènent à des formations symptomatiques d’ordre psychique pour rétablir l’équilibre (par exemple, une dépression ou des symptômes névrotiques). Mais, à d’autres moments, ces possibilités d’ordre psychique ne sont pas possibles, et c’est une évolution somatique qui prend le dessus

Peut-on imaginer un lien entre stress et psychosomatique ?

Dr Claude Smadja : Le stress n’est pas une notion psychanalytique. Pour les psychanalystes, l’équivalent du stress, ce sont des facteurs d’angoisse, liés à certains événements de la vie. Quand cette angoisse ne peut pas s’organiser sur un mode psychique, elle peut entraîner un processus de somatisation et concourir au développement d’une maladie. Mais on ne peut pas affirmer que l’angoisse soit à l’origine d’un processus de somatisation, qu’un seul facteur psychique détermine la maladie.

Quels sont les traitements proposés à l’IPSO ?

Dr Claude Smadja : Ce ne sont pas des traitements d’accompagnement (qui visent à faire supporter au malade sa maladie ou ses conséquences ou son traitement), mais des traitements de psychothérapie psychanalytique. Conduits par des psychanalystes, ils ont pour but de modifier l’équilibre psychique qui a été déstabilisé, et de redonner au psychisme, avec l’aide du patient, ses capacités de réguler les tensions dont il a été l’objet, à rétablir l’équilibre psychosomatique du patient avant sa poussée.

D’autres techniques existent. Dans la « relaxation psychanalytique », le psychanalyste touche le corps du patient, dans certaines zones de tension, et lui demande de dire ce qui lui vient à l’esprit. Le travail psychanalytique s’appuie sur cet éprouvé psychique au contact du corps. Lors du psychodrame, le patient se trouve face à 5-7 psychanalystes. On lui propose de jouer certaines scènes et les psychanalystes jouent en quelque sorte les fantasmes que le patient ne peut pas exprimer spontanément verbalement.

Il n’existe pas, à l’IPSO, de thérapie de groupe : les traitements sont individuels. Pour un maximum d’efficacité, la souffrance vécue ne doit pas être déplacée sur d’autres sujets que le patient lui-même.

Aux enfants plus jeunes et aux nourrissons, qui ont un appareil de langage différent d’un adulte, qui sont plus sensibles à des modes d’expression comme le jeu et le dessin, et qui ne sont pas arrivés à maturité dans leur équilibre psychosomatique, on propose plutôt des psychothérapies conjointes avec les parents.

Peut-on valider scientifiquement le traitement des malades psychosomatiques ?

Dr Claude Smadja : Si l’on constate qu’un malade a une organisation psychique qui s’améliore au cours du traitement, qu’il est mieux défendu vis-à-vis des événements traumatiques et que, parallèlement, sa maladie évolue mieux et que ses poussées régressent, qu’il est en rémission de façon plus longue, à ce moment-là, on peut valider l’idée que l’amélioration de son organisation psychique va générer une amélioration de sa maladie elle-même.

Il n’y a pas de chiffres précis, mais, au terme du traitement (trois ans en moyenne pour les personnes adultes), la majorité des patients sont améliorés sur le plan somatique. L’IPSO est actuellement le seul hôpital en France (avec prise en charge par la Sécurité sociale) qui s’occupe exclusivement de psychothérapie de patients malades, mais on peut, bien entendu, s’adresser par ailleurs à des psychanalystes formés dans cette discipline.

Qu’est-ce qu’une maladie psychosomatique ?

Georg GRODDECK (1866-1934) : un des premiers psychiatres allemands à avoir travaillé sur les maladies psychosomatiques

38 % des femmes et 26 % des hommes souffriraient de maladie psychosomatique à un moment de leur vie. Ce sont des maladies qui se manifestent physiquement (le grec sôma = le corps), mais qui doivent leur origine, leur gravité ou leur persistance au psychisme, à un problème d’ordre émotionnel ou affectif (le grec psukhê = l’âme sensitive).

Une maladie psychosomatique, c’est en quelque sorte le passage dans la réalité de l’expression figurée : « Ça me rend malade. »

Attention, ce n’est pas parce que la cause de la maladie est, totalement ou en partie, d’origine psychologique et non physique qu’elle en est pour autant imaginaire ; ne serait-ce que parce que la douleur, l’angoisse, etc. qui accompagnent toute maladie sont bien réelles pour le patient.
Le découragement, l’angoisse, la fatigue sont des symptômes fréquents des maladies psychosomatiques.

Les problèmes psychologiques liés à ces maladies sont très divers :
troubles mentaux (dépression, hypocondrie, neurasthénie...) ;
symptômes psychologiques (découragement, angoisse, stress...) ;
personnalité qui donne lieu à un certain comportement face à la maladie (négation, oubli, sous-estimation...) ;

comportement qui va entraîner l’augmentation ou le maintien de facteurs à risque (alcool, tabac, travail excessif...).

Les origines de ces problèmes peuvent être aussi bien internes (psychisme particulier de chacun) qu’externes (environnement naturel, social, familial...).

Il existe deux types de maladies : lésionnelles (un organe est abîmé : ulcère, cancer...) ou fonctionnelles (l’organe est intact, mais fonctionne mal).

Longtemps, les maladies psychosomatiques ont été considérées comme ne pouvant être que fonctionnelles. À tort, car on sait aujourd’hui que 90 % de toutes les maladies, même lésionnelles, sont aggravées par des émotions négatives.

En effet, le stress, l’angoisse provoquent une fabrication d’hormones qui abaissent les défenses immunitaires. Les différences dans les maladies, leur gravité, le processus de guérison... dépendent de la réaction face aux émotions et de la physiologie de chacun. Les enfants, qui ne savent pas exprimer clairement leur angoisse, sont les premiers à en souffrir.

Quelques maladies psychosomatiques


Les maladies de peau (ici, psoriasis) ont parfois une origine psychique

Il existe une multitude de maladies psychosomatiques. En fait, toutes les maladies, de la plus anodine à la plus grave, peuvent être provoquées ou aggravées par un problème psychique.

Cependant, certaines affections, dont la liste suit, sont plus souvent que d’autres qualifiées de psychosomatiques.
Cela ne veut pas dire qu’elles ont toutes, à chaque fois, une origine ou une composante psychique ; certaines d’entre elles peuvent n’être dues qu’à des facteurs physiologiques.
Les troubles gastro-intestinaux (ulcères, hyper, et hypoglycémies, diabètes, calculs, coliques, hémorroïdes...) sont les maladies psychosomatiques les plus fréquentes.

L’ulcère fut la première maladie considérée comme ayant une origine psychosomatique
Les maladies de peau si elles n’ont pas une origine concrète (comme un virus) sont également très souvent d’origine psychique.

Les problèmes respiratoires sont également concernés, le plus connu restant l’asthme (près de 5 % de la population française, 2500 morts par an).
On peut aussi citer les angines, bronchites, rhino-pharyngites... à répétition.

Les déficiences cardio-vasculaires y ont leur place (hypertension, infarctus...).
Les troubles des rythmes vitaux. Ils concernent l’alimentation (anorexie, boulimie, obésité...), le sommeil (insomnie, hypersomnie...), etc.

La liste pourrait se poursuivre indéfiniment ; en effet, on peut considérer comme psychosomatique toute maladie impossible à expliquer par des facteurs uniquement physiques.

Diagnostic et traitements

La pratique du Yoga : une thérapie alternative

Il est beaucoup plus facile de découvrir les causes physiques (terrain, virus, allergies...) que les causes psychiques d’une maladie.

Le Diagnostic

Lorsqu’une maladie est soupçonnée d’être psychosomatique, un entretien avec un médecin spécialiste est nécessaire, mais cet entretien va être très différent d’un entretien classique :

Par sa longueur : il peut durer parfois plus d’une heure.
Par sa forme : le médecin laisse le malade parler, il ne lui pose des questions qu’à la fin, éventuellement, pour préciser certains éléments.
Cette consultation est essentielle. En effet, c’est elle qui va offrir des pistes pour découvrir le ou les problèmes psychiques qui causent, aggravent ou font perdurer la maladie. Par ce que le malade dira, ou cachera, de sa vie familiale, professionnelle, affective... le médecin pourra faire un diagnostic précis et surtout proposer les traitements adéquats.
Durant cet entretien la maladie en question et les formes qu’elle prend ne sont pas pour autant oubliées, au contraire.

En effet, malgré des variations selon les divers terrains et personnalités, chaque trouble psychosomatique est généralement en relation avec des troubles psychiques précis. Par exemple, les atteintes du système articulatoire sont souvent en relation avec une dévalorisation de l’individu. Les traitements possibles sont multiples.
Ils comportent généralement des médicaments traditionnels concernant l’affection manifestée. En effet, même si le psychisme joue un rôle important dans ces maladies, il ne faut pas pour autant oublier de soigner les manifestations somatiques.
À côté de cela, le plus recommandé est de faire une psychothérapie (avec un médecin psychiatre ou un psychologue). De nombreuses thérapies dites « alternatives » peuvent aussi s’avérer profitables : l’homéopathie, l’herboristerie, l’acupuncture, voire même les régimes, la méditation... L’essentiel étant que les émotions retrouvent leur positivité.

Conclusion :

Les maladies psychosomatiques sont trop souvent considérées comme des maladies imaginaires.
Trop souvent considérées comme des maladies imaginaires ou comme des diagnostics de médecins incapables de découvrir le « vrai problème », les maladies psychosomatiques cachent en fait une réalité plus complexe liée à l’interdépendance du psychisme et de l’état physique global.

Elles peuvent également s’avérer aussi dangereuses que les maladies du même type sans facteur psychique. Alors, si vous soupçonnez, chez vous ou chez une personne de votre entourage, une tendance à somatiser les problèmes psychiques, une consultation spécialisée est la meilleure démarche à adopter.

Identifier nos stresseurs

• Parmi les « agresseurs », on retrouve des stresseurs

physiques et mentaux :

– Stresseurs physiques:

• La dépense physique intense

• Les bruits, la lumière…

• Les hautes ou basses températures

• La maladie, les souffrances

• Une mauvaise hygiène de vie et une alimentation déséquilibrée…

– Stresseurs mentaux d’ordre :

• Professionnel (mauvaise organisation, horaires...)

• Familial (séparation, perte…)

• Social (changement de travail…)

• Personnel