guérisseur René Théwissen


RENÉ THÉWISSEN

Une force de la nature
(né le 21 janvier 1929 à Wonck (Wallonie) décédé le 25 avril 1999.

René Théwissen, l'un des guérisseurs les plus célèbres du XXe siècle, est né le 21 janvier 1929 dans une famille pauvre, à Wonck (Wallonie belge). Les medias ont annoncé sa mort à deux reprises. Il n'est hélas plus des nôtres, nous ayant désormais quittés pour de bon, sur la pointe des pieds.

Doté par la nature d'une force physique et mentale hors du commun, il parvint par sa volonté et son travail à se hisser à une place enviée parmi les thérapeutes spirituels, souvent méprisés et marginalisés par la médecine officielle.

Après une enfance difficile et des débuts médiocres dans la vie active, il pratiqua la lutte, la boxe avant de devenir un adepte des arts martiaux. C'est en exerçant le tai-chi-chuan qu'il parvint à maîtriser son ki, le dotant d'une énergie extraordinaire, d'une force de persuasion sans égale, d'un charisme étonnant, qu'il mit gratuitement au service des autres.

En 1992, invité par Patrick Sabatier dans son émission télévisée "Tous à la une", René Théwissen fit un véritable tabac qui le rendit célèbre du jour au lendemain et lui valut un courrier immense de plusieurs centaines de milliers de lettres.

Au cours des années qui lui restaient à vivre, il soigna, aida, soulagea et guérit des milliers de malades à qui il ne demandait rien, mais qui, souvent, le récompensaient avec munificence.

Comme nombre de praticiens célèbres, il fut très controversé, traîné dans la boue par les uns, porté aux nues par les autres.

Il est vrai que la fantastique notoriété et la pluie d'or qui lui tombèrent soudainement dessus le transformèrent malgré lui en une sorte de gourou médiatisé à outrance, bien qu'il demeurât jusqu'à la fin de sa vie, un homme simple, au parler rude et franc qui ne gardait pas sa langue dans la poche.

Lors de notre rencontre, je n'ai à aucun instant eu l'impression qu'il eût attrapé la grosse tête, même si dans son livre "Aimer et guérir", - nègre oblige -, il en donne quelquefois l'impression.

CE QU'IL A DIT:


On ne conduit pas tout le monde avec le même bâton.

Quand on donne à un enfant son premier marteau, le monde entier devient un clou.

Mieux avoir une idée claire de soi-même qu'être tourmenté par celle qu'en ont les autres.

Si vous êtes pauvre, vous ne valez rien.

A qui a faim ne parle pas de Dieu, donne-lui à manger.

Si notre seule chance est d'être égal aux autres, alors, ce n'est pas une chance.

Que l'homme reste plus grand que ce qu'il fait, plus précieux que ce qu'il a.

Un mauvais vin peut faire un bon vinaigre.

Pouvoir faire le bien et ne pas le faire, c'est manquer de courage.

Qui se plie sera redressé, qui s'incline restera entier.

Je ne suis qu'un outil au service des autres.

L'amour ne veut rien dire tant qu'il n'est pas mis en pratique.

Imposer sa vie à autrui est une démonstration de force ordinaire. Se l'imposer à soi est un témoignage de puissance véritable.

Un homme réalisera sa richesse en mesurant ce dont il peut se passer.

Tout n'est rien dans l'indifférence. Un rien est tout dans l'amitié.

La vie est un bien perdu pour qui ne l'a pas bien vécue.

On ne peut marcher en regardant les étoiles quand on a une pierre dans sa chaussure.

Un couple qui s'entend peut vaincre n'importe quoi.

Les allusions sont les lettres anonymes de la conversation.

Les gens sont des couleurs. C'est la vie qui tient les pinceaux.

Où vas-tu habiter si tu ne soignes pas ton corps?

Les aigles volent seuls, les moutons marchent en troupeau. L'aigle va où il veut, le mouton va où on le fait aller.

Il faut vivre avec ce qu'on a. Il ne faut pas vivre au-dessus de ses moyens.

Il ne sert à rien de s'émouvoir des horreurs du passé pour oublier celles du présent.

Le bien ne fait pas de bruit, le bruit ne fait pas de bien. Mais le bruit est relatif. Dans une ville, c'est un avion volant bas. Dans un monastère, c'est une plume qui crisse sur le papier.

Mettez vos talents dans vos œuvres et votre génie dans votre vie.

Ma pensée, c'est la pomme dont je suis le pommier.

Bernadette Théwissen nous parle encore un peu de lui :

«Bernadette, il y a longtemps que je t'attendais. Le moment est venu de te rencontrer. Je suis heureux de faire ta connaissance. Merci d'être là»

Tels furent les premiers mots que René Théwissen prononça le soir de notre rencontre en septembre 1978. «Bernadette, je te dois les plus belles années de ma vie, je passerai mon ciel à tes côtés».

Tels furent les derniers mots qu'il prononça avant de s'éteindre le 25 avril 1999. Entre ces deux dates, plus de vingt ans s'écoulés. Vingt années exceptionnelles aux côtés d'un homme exceptionnel.

Doté de dons particuliers, René consacra sa vie à donner et à aimer. Homme d'écoute et de dialogue, il ne cherchait pas à plaire ou à déplaire. Il se dégageait de lui la sérénité d'un homme en paix avec lui-même. Il savait d'où il venait et où il allait ! Ce qu'il offrait allait au-delà de toute attente. René n'essayait pas d'éblouir ou d'influencer. Simplement, il vous tendait la main. A vous de décider, si cette confiance était réciproque. A partir de là, les difficultés s'aplanissaient. Cet homme n'était pas seulement une force de la nature mais un roc sur lequel on pouvait s'appuyer.

Son action pourrait se résumer par ces mots rendre espoir. Mais son rôle était bien plus vaste. En tant qu'assistant spirituel, il soignait la douleur de l'âme. Il apportait le plus qui fait cruellement défaut dans l'épreuve. Il incitait également à développer la force spirituelle logée en soi et qui ne demande qu'à servir.

Les médias lui attribuèrent tous les qualificatifs : «homme aux mains d'or», «chinois de Herstal», «guérisseur», «rebouteux», «charlatan», «grand sorcier», «magnétiseur».

Ils n'ont jamais osé reconnaître sa véritable mission : «assistant spirituel au service du Seigneur».

A ses côtés, j'ai partagé non seulement un amour fabuleux mais aussi la joie d'offrir aux autres ce que cet homme n'avait pas reçu durant son enfance douloureuse faite de sévices, d'injustices et de rejets. «Ma mission passera avant toi, es-tu capable de l'accepter ?», m'avait-il précisé. «Oui», ai-je répondu et ne l'ai jamais regretté.

Grâce aux médias, son action s'étendra dans 68 pays. Pourtant, il ne s'en faisait pas une gloire. Il précisait qu'il devait se servir de ce support pour aider le plus grand nombre. Reconnu, en septembre 1991, par les maîtres vietnamiens comme «Boddhisattva de l'avenir», il reçut sa robe de bonze à la Pagode de Paris. Dans un autre registre, il fut diplômé de «l'Université de la vie» à Ottawa/Canada pour sa trilogie de vie «Amour, Sagesse et Tolérance.»

Mais en Belgique, il sera jeté en prison après cinq années d'un procès pénible pour pratique illégale de l'art de guérir ! escroquerie ! fraude fiscale ! Agé de 70 ans et après avoir consacré 45 ans de sa vie au service du Bien, il lui sera interdit de continuer à servir. La justice lui ôtait sa raison de vivre et René choisira de repartir dans l'au-delà afin de poursuivre sa mission sans contrainte terrestre.

«On ne refait pas l'histoire mais on la perpétue», dit le proverbe. D'autres maîtres spirituels ont connu le même sort avant lui. René aimait rappeler : « Dieu met tout en place, faites Lui confiance. » Après son décès, j'ai mesuré qu'il n'y a pas d'abîme si sombre, de falaise si haute, d'égarement si tortueux qui ne soit un chemin. La condamnation devait être et elle a été. Je suis heureuse que René ait été capable de l'assumer. Son exemple m'a aidé à prendre conscience qu'il ne faut pas reculer devant les frayeurs terribles à surmonter pour ne pas s'écarter de la route tracée.

J'ai compris ainsi que l'homme qui possède une force inhabituelle pour le commun des mortels devra faire preuve d'une résistance inhabituelle, de même que ce qui reste sans vie, ne résiste pas. C'est pourquoi, tout être vivant se transforme là où il faut et en fonction du rôle assigné par Dieu. Peu importe, son niveau d'évolution, l'homme peut, s'il le veut, que le mal devienne bien et que la mort devienne vie. René demeure la preuve que c'est possible.

En ce début de siècle, où les humains sont de plus en plus nombreux à vouloir tout comprendre pour mieux juger, posséder ou gérer, il est bon de se rappeler que Dieu met tout en place, en fonction de la mission qu'Il nous a confiée.

J'ai vécu un parcours fabuleux aux côtés d'un assistant spirituel. Un livre lui est consacré. Intitulé « Médecin de l'âme » il contient une leçon de vie, de courage, d'amour et un message d'espoir où la joie d'aimer et de donner demeure en toute circonstance.

Je fais appel à un éditeur afin que d'autres puissent bénéficier de ce partage car de l'exemple que René a montré, le son résonne encore et il n'est pas prêt de s'arrêter.

OUVRAGE

René Théwissen : AIMER ET GUÉRIR
Editions Hachette/Carrère, Paris 1992.